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Quelques mots d'Hélène au retour des chemins cathares
HELENE et CHANTAL sur les SENTIERS CATHARES
( du 25 octobre au 07 novembre 2007 ).
L’idée de faire ce sentier est venue «bêtement» : revenant de Santiago en
voiture, je feuilletais le topo guide utilisé pour marcher sur ce magnifique Camino Del Norte. A la fin du livre je trouvais les publications de l’éditeur dont celle sur : « Le Sentier des
Cathares en 12 étapes », intéressant ! Chantal est tout de suite d’accord pour renfiler les
chaussures.
Pour des raisons pratiques, nous décidons de partir pendant les vacances
de la Toussaint ; c’est quand même dans le sud, le risque météo n’est peut être pas bien grand,
ce fut vrai.
J’ai préféré, vu la saison, réserver tous nos hébergements avant de partir, certains, mentionnés
dans le guide étaient déjà fermés. Ce fut une tranquillité d’esprit. Nous avons dormi : dans de
petits hôtels, chambres d’hôtes, gîtes avec cuisine, ou avec repas prévu. Tout fut parfait.
Partout nous avons rencontré des gens aimables, chaleureux, généreux, des commerçants souriants.
L’Aude et l’Ariège font partie des départements les plus pauvres de France.
Parfois nous étions seules dans le gîte, 2 fois avec des cavaliers qui
ramenaient en plaine des
chevaux ayant passé la saison en montagne, mais toujours seules sur le sentier, sauf les week-ends.
Lorsque nous étions en chambre d’hôtes, la propriétaire restait avec nous
pendant notre dîner, et nous échangions nos idées, nos aventures récemment vécues, elle racontait
sa vie, la vie du bourg, de la région.
Mais il nous fallait quitter ces endroits chaleureux pour grimper vers ces
châteaux Cathares, qui en fait, sont des forteresses royales, implantées là sur leur « pog » à 1000m
et plus d’altitude.
Ce sentier est assez physique, pas loin de 9000m de dénivelé au total de
nos 14 étapes. Ce qui m’a le plus impressionnée ce sont les descentes à flanc de colline, en courts
lacets dans les pierres, rochers, ronces. Imaginez : vous êtes sur une ligne de crête à 900 m
d’altitude, vous voyez un petit village dans le bas, au pied, 400 m plus bas et il faut y aller,
en direct et avec cela un vent de 80 km/h qui ne nous facilite pas la tâche.
Mais que c’était beau, tout était beau, les paysages, les villages, les
ruines de Campeau, Le gîte de Labeau, la neige au loin sur les sommets, les gorges de Galamus
et son ermitage Saint Antoine construit dans la roche, les gorges de la Frau et de St Jaume,
le fabricant de marionnettes à Puivert, les chevaux en liberté totale…
Les couleurs des arbres à cette époque allaient du jaune clair au jaune
plus foncé, à l’orange, au rouge, au marron, le vert de tous les conifères, le jaune des mélèzes.
C’est dommage, nos appareils photos n’ont pas « traduit » ce que nos yeux ont vu.
Le matin, nous partions avec une polaire qu’une heure plus tard nous avions
rangée, c’est vrai que les difficultés du terrain nous donnaient rapidement chaud.
Un seul jour de pluie, le deuxième. Du vent, nous étions dans le couloir
de la tramontane, rien de surprenant, sinon tous les jours du soleil.
Nous sommes parties du bord de mer, nous avons commencé à marcher dans l
a garrigue : lavande, romarin, myrte, puis ce fut les vignes, nous nous sommes régalées de grappes
juteuses, c’était la route du « Fitou », nous avons mangé des arbouses, des figues de barbarie,
des kakis ramassés au bord des chemins.
Nous avons visité 5 châteaux : le premier fut celui d’Aguilar, il nous
a semblé « haut » (270 m) nous ignorions la suite !! Puis ce fut le château de Puilaurens (704m)
celui de Puivert (600 m) le seul qui soit habité, Montségur (1207 m) où le 12 Mars 1244 furent
brûlés plus de 200 hommes et femmes ayant choisi de rester fidèles à leur foi, et celui de Foix.
Le plus grandiose fut la forteresse de Peyrepertuse que nous avons visitée au retour.
Ce sentier fut une pure merveille de bout en bout. Nous sommes allées
de découvertes en découvertes, que ce soit celle de la nature ou bien celle des gens. Nous ne
pouvons que vous inciter à parcourir ce beau sentier.
Eviter les mois d’été, les difficultés fréquentes et la chaleur peuvent
ne pas faire bon ménage et, selon les locaux, le printemps peut être pluvieux.
Hélène
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___________________ L'ASSOCIATION
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